Entretien avec / Entrevista con Niños – Ultramundo

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Illustration collective réalisée par Darío Fantacci, Santiago Fredes et Pedro Mancini.

Entretien avec le collectif argentin Niños, éditeur de la revue Ultramundo, sur Du9.

L’illustration vedette est un fragment d’une toile de Lula Mari.
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Exposition à la Fondation Bullukian – Souvenirs d’enfance

« Souvenirs d’enfance »

à la Fondation Bullukian

Antonella Andreoletti, Manuel Depetris, Santiago Fredes, Pedro Mancini et Jorge Quien

Niño jugando web(C) Pedro Mancini, « Niño jugando ».

À l’occasion de son premier partenariat avec le festival Lyon BD, la Fondation Bullukian consacre une exposition à cinq artistes issus de formations plastiques très diverses mais qui coïncident dans la nouvelle mouvance de la bande dessinée autoéditée en Argentine. Antonella Andreoletti, Manuel Depetris, Santiago Fredes, Pedro Mancini et Jorge Quien partagent un même questionnement sur la variété des supports et des moyens d’expression, allant de la fabrication d’objets-livres à l’installation, de la gravure à la performance.

FAMILIA 5 - copia web(C) Antonella Andreoletti, « Una familia posible ».

Leurs œuvres ont en commun de s’inspirer du monde de l’enfance, des souvenirs troubles, cachés entre les pages des albums de famille aux visages oubliés ou inconnus. Entre illustration et bande dessinée, les récits sous-jacents s’écrivent dans l’esprit du spectateur confronté à la sensualité des matières qui se superposent. Songe et mémoire s’entremêlent dans ce feuilleté de papiers et de textures. Les visages et les silhouettes à peine tracés, à demi-effacés, suggérés ou défigurés renvoient à la fantasmagorie de l’enfance et à ses rêveries cosmiques. L’étrangeté et la fragilité qui se dégagent de ces œuvres nous parlent aussi de l’inquiétude de cette jeune génération d’artistes en quête de racines et d’avenir.

22(C) Manuel Depetris, extrait de El mirador de Gálvez.

Ces auteurs font partie de différents collectifs artistiques et éditoriaux. Santiago Fredes et Pedro Mancini sont co-fondateurs, avec Darío Fantacci, du collectif Niños qui édite la revue Ultramundo, fédérant différents auteurs et plasticiens autour de leurs projets graphiques. Antonella Andreoletti est plasticienne et éditrice de la revue Pulsar. Manuel Depetris est co-fondateur de la maison d’éditions La Pinta qui édite ses œuvres ainsi que celles de Jorge Quien. 

Santiago Fredes - Niño en la pared- lápiz s papel - 0,12m . 0,20m 2007 web(C) Santiago Fredes, « Niño en la pared ».

À l’occasion de cette exposition, Jorge Quien interviendra directement sur les murs de la galerie et vous pourrez le rencontrer, ainsi que Martín M. Muntaner, éditeur et scénariste des éditions La Pinta. Tous deux seront présents pendant le festival Lyon BD, le week-end du 15 et 16 juin.

humanillo web(C) Jorge Quien, extrait de Humanillo.

Exposition du 13 juin au 13 juillet 2013

à la Fondation Bullukian,

26, place Bellecour – 69002 Lyon.

Vernissage le 12 juin à 18h30.

Entrée libre du mardi au samedi de 12h à 19h.

                                                                            logo                               logo-perpetuel-lbdf

Dossier de presse téléchargeable ici.

Conférence à la BnF le 24 mai 2013

« Traduire, éditer et lire Mafalda en français :

succès et malentendus »

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Joaquín Lavado (1932-), humoriste de presse argentin plus connu sous le nom de Quino, crée le comic strip Mafalda en 1964 qui devient très vite un phénomène social et culturel en Argentine. Pendant dix ans les Argentins ont pu suivre les aventures quotidiennes d’une bande d’enfants qui observaient d’un regard désabusé l’actualité de leur pays. Chaque personnage – Mafalda, Felipe, Manolito, Susanita… – incarnait un groupe social, une ligne idéologique et confrontait sa lecture du monde à celle des autres, pendant les années agitées qui menèrent à la plus sanglante des dictatures.

La série a cette particularité que bien qu’elle soit ancrée dans le contexte politique et social argentin de l’époque, elle touche à l’universel et continue d’être lue bien des années plus tard. Conçue pour un public adulte, elle est également devenue l’une des séries qui éveille, année après année, la conscience citoyenne de nombreux enfants.

Le but de cette conférence est de soulever les questions liées à la lecture de Mafalda aujourd’hui en France et de la mettre en perspective avec son contexte de publication d’origine. Qu’implique le passage des strips de leur publication dans la presse à leur édition en l’album ? Quel appareil critique accompagne aujourd’hui les éditions de Mafalda ? La traduction des strips a-t-elle su transmettre l’esprit de la série ?

Conférence réalisée dans le cadre du programme « La Joie par les livres »

le 24 mai 2013, de 9h30 à 12h30

à la Bibliothèque nationale de France,

Auditorium 70, situé près du Hall Est

Quai François-Mauriac.

Informations et inscriptions ici.

Attention, en raison de travaux l’entrée Est est fermée !