Iceberg de Michel Hellman

Iceberg-p19

(C) Michel Hellman

Iceberg est un petit livre en surface qui cache des profondeurs abyssales. Le 21 janvier 1968, un bombardier américain s’écrase dans l’océan Arctique et déverse les substances radioactives des bombes H qu’il transporte. Michel Hellman choisit de faire le récit de l’instant où tout bascule, où l’immense quiétude de la banquise est touchée par l’accident tragique.

La forme de ce livre est époustouflante tant la technique employée par Michel Hellman est efficace pour transmettre l’atmosphère de la banquise et faire comprendre l’ampleur des dégâts causés par l’accident. L’ouvrage est composé de 38 pages disposées en paysage (18x13cm) rassemblant chacune trois vignettes verticales faites de papiers découpés et posés sur un fond noir. Il ne s’agit donc pas d’un récit dessiné à proprement parler puisque la figuration se fait en creux, par apparition du fond noir dans le gris-blanc du papier de type bloc de notes perforé. Ainsi les silhouettes des animaux et des hommes qui habitent ces lieux surgissent, remontant du fond du papier et y laissant leur trace. Elles percent le support comme on les verrait se détacher sur un horizon immaculé à perte de vue.

Suite de la chronique d’Iceberg de Michel Hellman (Colosse, 2010) sur Du9.

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