La situation des auteurs latino-américains

Suite à l’enquête publiée en 2016 par les États Généraux de la Bande dessinée , la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême a consacré son université d’été aux problèmes de précarisation des auteurs, de surproduction et de crise du modèle économique et culturel du « neuvième art ». Les actes de ces journées sont en ligne ici. Ma contribution sur les auteurs latino-américains .

lllustration (C) Rodrigo Salinas, La Tormenta perfecta, Santiago, Feroces Editores.

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Après plusieurs années de réécriture – par intermittence – j’ai le plaisir de vous annoncer la parution de ma thèse aux Presses Universitaires François Rabelais de Tours, dans la merveilleuse collection Iconotextes.

Merci pour leur soutien et leur patience à Laurent Gerbier et à Samuel Leturcq. Toute ma gratitude à Charlotte Boutreux pour sa disponibilité et la qualité de son travail d’édition.

Une pensée pour Michel Lafon.

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Des écritures en partage. Incorporation, hybridation, circularité dans « Dear Patagonia » de Jorge González

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Article publié dans la revue de l’ILCEA nº 24, Lire et écrire ensemble, en hommage à Michel Lafon.

Résumé :

Le roman graphique de Jorge González, Dear Patagonia (Sins Entido, 2011), est le fruit de l’écriture en collaboration entre le dessinateur et trois autres scénaristes : Horacio Altuna, Hernán González et Alejandro Aguado. Cet assemblage d’écritures fait entendre les voix et les témoignages de la culture indigène. Il entre en résonance avec le dessin de González, qui se donne à voir dans son engendrement en conservant les traces de brouillons et d’esquisses. Récit fictionnel, documentaire et carnet de voyage sont reliés par les motifs de l’incorporation, de l’hybridation et de la circularité afin de mettre au jour les problématiques identitaires en Patagonie.

Journée « Bande dessinée et traduction »

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Après pas moins de huit journées d’études organisées en 2013-2014, le laboratoire junior Sciences Dessinées fait sa rentrée et met à l’honneur les langues étrangères en abordant la question de la traduction de (et dans) la bande dessinée. En complément des interventions universitaires, nous recevrons la visite de deux traducteurs qui évoqueront leurs adaptations de bandes dessinées américaines et anglaises à destination du public francophone.

 

PROGRAMME

 9h00 – 9h15 : Isabelle GUILLAUME (Université Bordeaux Montaigne)

Ouverture de la journée et cadrage

9h15 – 10h00 : Julien BOUVARD (Université Jean Moulin Lyon 3)

Traduire le manga en France

10h00 – 10h45 : Julie GALLEGO (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

« J’irai, je verrai, je vaincrai » : les citations latines traduites et détournées dans la série Astérix

Pause café

11h00 – 11h45 : Claire LATXAGUE (Université Paul Valéry Montpellier 3)

Traduction et réception de Mafalda, de l’Argentine à la France

11h45 – 12h30 : Frédéric Vivien, traducteur de Habibi et Goodbye Chunky Rice de C. Thompson

Traduire Craig Thompson : retour d’expérience

 Pause déjeuner

14h30 – 17h30 : Entretien avec Lili SZTAJN , traductrice de Fun Home et Are You My Mother ? de A. Bechdel,

Tamara Drewe, Gemma Bovery et Literary Life de P. Simmonds, The Book of Genesis de R. Crumb…

Diagnostics

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En novembre dernier est paru Diagnostics de Diego Agrimbau et Lucas Varela aux éditions Tanibis. Fidèle à sa ligne éditoriale exigeante et inventive, l’éditeur lyonnais publie le fruit d’une collaboration de plusieurs années entre le dessinateur et le scénariste argentins autour de six récits brefs à contrainte. Les héroïnes de ces histoires souffrent chacune d’un trouble psychique ou sensoriel qui modifie leur perception de la réalité et leur rapport au monde. À chaque maladie est associée un exercice d’expérimentation autour d’un mécanisme de la bande dessinée : mise en page, onomatopées, représentation du mouvement… Commencée en Argentine pour la revue Fierro et achevé pendant leur résidence à la Maison des Auteurs d’Angoulême, Diagnostics est une œuvre qui offre une grande variété de styles graphiques et une rigueur d’écriture qui mettent en avant quelques-unes des infinies possibilités narratives qu’offre la bande dessinée. Après le livre palindrome Tremblez enfance Z46 d’EMG et l’opus oubapien Ressac de Choi Juhyun et L.L. de Mars, voici donc un nouvel ouvrage ambitieux et fascinant.

Première parution des éditions Insula

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Les éditions Insula, ont pour vocation de diffuser la bande dessinée et les arts graphiques latino-américains. Le Dégoût, de Dante Ginevra et Diego Agrimbau, inaugure ce projet éditorial en commençant par l’Argentine. Récit intimiste et atypique, Le Dégoût raconte la rencontre entre Dani et Nati et leurs petits arrangements avec la solitude, le handicap et un certain déséquilibre.

Pour plus d’informations : http://www.editions-insula.com/.

Cet ouvrage a reçu le soutien du Programme « Sur » du Ministère des Affaires étrangères, du Commerce international et du Culte de la République argentine.

Entretien avec / Entrevista con Niños – Ultramundo

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Illustration collective réalisée par Darío Fantacci, Santiago Fredes et Pedro Mancini.

Entretien avec le collectif argentin Niños, éditeur de la revue Ultramundo, sur Du9.

L’illustration vedette est un fragment d’une toile de Lula Mari.

Exposition à la Fondation Bullukian – Souvenirs d’enfance

« Souvenirs d’enfance »

à la Fondation Bullukian

Antonella Andreoletti, Manuel Depetris, Santiago Fredes, Pedro Mancini et Jorge Quien

Niño jugando web(C) Pedro Mancini, « Niño jugando ».

À l’occasion de son premier partenariat avec le festival Lyon BD, la Fondation Bullukian consacre une exposition à cinq artistes issus de formations plastiques très diverses mais qui coïncident dans la nouvelle mouvance de la bande dessinée autoéditée en Argentine. Antonella Andreoletti, Manuel Depetris, Santiago Fredes, Pedro Mancini et Jorge Quien partagent un même questionnement sur la variété des supports et des moyens d’expression, allant de la fabrication d’objets-livres à l’installation, de la gravure à la performance.

FAMILIA 5 - copia web(C) Antonella Andreoletti, « Una familia posible ».

Leurs œuvres ont en commun de s’inspirer du monde de l’enfance, des souvenirs troubles, cachés entre les pages des albums de famille aux visages oubliés ou inconnus. Entre illustration et bande dessinée, les récits sous-jacents s’écrivent dans l’esprit du spectateur confronté à la sensualité des matières qui se superposent. Songe et mémoire s’entremêlent dans ce feuilleté de papiers et de textures. Les visages et les silhouettes à peine tracés, à demi-effacés, suggérés ou défigurés renvoient à la fantasmagorie de l’enfance et à ses rêveries cosmiques. L’étrangeté et la fragilité qui se dégagent de ces œuvres nous parlent aussi de l’inquiétude de cette jeune génération d’artistes en quête de racines et d’avenir.

22(C) Manuel Depetris, extrait de El mirador de Gálvez.

Ces auteurs font partie de différents collectifs artistiques et éditoriaux. Santiago Fredes et Pedro Mancini sont co-fondateurs, avec Darío Fantacci, du collectif Niños qui édite la revue Ultramundo, fédérant différents auteurs et plasticiens autour de leurs projets graphiques. Antonella Andreoletti est plasticienne et éditrice de la revue Pulsar. Manuel Depetris est co-fondateur de la maison d’éditions La Pinta qui édite ses œuvres ainsi que celles de Jorge Quien. 

Santiago Fredes - Niño en la pared- lápiz s papel - 0,12m . 0,20m 2007 web(C) Santiago Fredes, « Niño en la pared ».

À l’occasion de cette exposition, Jorge Quien interviendra directement sur les murs de la galerie et vous pourrez le rencontrer, ainsi que Martín M. Muntaner, éditeur et scénariste des éditions La Pinta. Tous deux seront présents pendant le festival Lyon BD, le week-end du 15 et 16 juin.

humanillo web(C) Jorge Quien, extrait de Humanillo.

Exposition du 13 juin au 13 juillet 2013

à la Fondation Bullukian,

26, place Bellecour – 69002 Lyon.

Vernissage le 12 juin à 18h30.

Entrée libre du mardi au samedi de 12h à 19h.

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Dossier de presse téléchargeable ici.

Conférence à la BnF le 24 mai 2013

« Traduire, éditer et lire Mafalda en français :

succès et malentendus »

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Joaquín Lavado (1932-), humoriste de presse argentin plus connu sous le nom de Quino, crée le comic strip Mafalda en 1964 qui devient très vite un phénomène social et culturel en Argentine. Pendant dix ans les Argentins ont pu suivre les aventures quotidiennes d’une bande d’enfants qui observaient d’un regard désabusé l’actualité de leur pays. Chaque personnage – Mafalda, Felipe, Manolito, Susanita… – incarnait un groupe social, une ligne idéologique et confrontait sa lecture du monde à celle des autres, pendant les années agitées qui menèrent à la plus sanglante des dictatures.

La série a cette particularité que bien qu’elle soit ancrée dans le contexte politique et social argentin de l’époque, elle touche à l’universel et continue d’être lue bien des années plus tard. Conçue pour un public adulte, elle est également devenue l’une des séries qui éveille, année après année, la conscience citoyenne de nombreux enfants.

Le but de cette conférence est de soulever les questions liées à la lecture de Mafalda aujourd’hui en France et de la mettre en perspective avec son contexte de publication d’origine. Qu’implique le passage des strips de leur publication dans la presse à leur édition en l’album ? Quel appareil critique accompagne aujourd’hui les éditions de Mafalda ? La traduction des strips a-t-elle su transmettre l’esprit de la série ?

Conférence réalisée dans le cadre du programme « La Joie par les livres »

le 24 mai 2013, de 9h30 à 12h30

à la Bibliothèque nationale de France,

Auditorium 70, situé près du Hall Est

Quai François-Mauriac.

Informations et inscriptions ici.

Attention, en raison de travaux l’entrée Est est fermée !