Regards sur No

Regards sur No, ouvrage dirigé par Dominique Casimiro et Arnaud Duprat vient de paraître aux PUR. Puisse ce beau travail collectif apporter un dernier éclairage aux candidats au CAPES d’espagnol pour ces deux dernières semaines de révisions.

SOMMAIRE

Antoine Faure et Franck Gaudichaud, « Continuité, marketing et gouvernabilité. Les lignes de fuites de la transition démocratique chilienne dans No ». 

Juan Carlos Baeza Soto, « Chili, travail de mémoire : soldes à tous les étages, d’après No de Pablo Larraín ».

Camille Pouzol, « Estrategias de Pop Política en No de Pablo Larraín »

Benoît Santini, « Imaginaire et réalité historique : campagne référendaire et plébiscite de 1988 dans No de Pablo Larraín ».

 

Marianne Bloch-Robin, « L’ambivalence de la musique dans No de Pablo Larraín : entre empathie libératrice et mise à distance ».

Dominique Casimiro, « D’un écran à l’autre : télévision, publicité et cinéma dans No de Pablo Larraín ».

Sabrina Grillo, « Image de pouvoir et pouvoir de l’image dans le film No de Pablo Larraín : entre fiction et réalité ».

Claire Latxague, René Saavedra : un avatar hollywoodiano ».

couv_regards_sur_no

Publicités

Journée d’étude « Dire non au Chili de Pinochet »

Dire non au Chili de Pinochet.

Opposition, résistance et campagne de communication.

Journée d’étude du 6 mars 2017 organisée par l’Équipe d’Accueil LLACS « Langues, Littératures, Arts et Cultures des Suds » (Université Paul Valéry – Montpellier 3)

Soutenu par un important secteur de l’establishment, Augusto Pinochet a gouverné d’une main de fer le Chili entre 1973 et 1990. Dictature et répression ont contraint les Chiliens à s’exiler pour certains ou à subir pour d’autres un régime de terreur qui s’est soldé officiellement par 3 000 disparitions et 28 000 victimes de la torture. Les violations des droits de l’homme étaient alors systématiques.

Après un sanglant coup d’État qui coûta la vie au président Salvador Allende, la Junte militaire est très vite intervenue pour museler les expressions contestataires. Le système éducatif, les universités et le secteur de l’édition et du livre ont alors fait l’objet de contrôles administratifs très stricts et la politique culturelle de l’Unité populaire en faveur des classes populaires a été étouffée par la censure.

Dans de telles circonstances, la presse et les milieux artistiques durent se plier à de nouvelles exigences tandis que la culture perdit son caractère de service public. Pour résister à cet « apagón cultural » et lutter contre l’encadrement idéologique imposé par le régime, les artistes et les intellectuels surent néanmoins élever des voix dissidentes et occuper, au péril de leurs vies, des espaces culturels informels, peu institutionnalisés, voire clandestins.

Nous nous proposons d’étudier les moyens mis en œuvre par la presse et les mouvements d’opposition et de défense des droits de l’homme pour dénoncer l’arbitraire de la dictature de Pinochet. Nous envisageons également d’étudier les formes d’expression artistiques (poésie, théâtre, arts visuels, chanson, etc.) qui s’engagèrent dans la lutte pour le retour à la démocratie. Trois axes de recherche pourront être abordés :

  1. L’opinion publique et l’engagement politique sous Pinochet
  2. La résistance à travers les arts (littérature, arts visuels, arts de la scène…)
  3. Le référendum de 1988 et la victoire du « non » : vers de nouvelles expressions esthétiques et culturelles ?

Responsables scientifiques : Nathalie FÜRSTENBERGER et Claire LATXAGUE.

Affiche et programme ci-dessous.

affiche_webdire_non

programme_dire_non_2

Exposition à la Fondation Bullukian – Souvenirs d’enfance

« Souvenirs d’enfance »

à la Fondation Bullukian

Antonella Andreoletti, Manuel Depetris, Santiago Fredes, Pedro Mancini et Jorge Quien

Niño jugando web(C) Pedro Mancini, « Niño jugando ».

À l’occasion de son premier partenariat avec le festival Lyon BD, la Fondation Bullukian consacre une exposition à cinq artistes issus de formations plastiques très diverses mais qui coïncident dans la nouvelle mouvance de la bande dessinée autoéditée en Argentine. Antonella Andreoletti, Manuel Depetris, Santiago Fredes, Pedro Mancini et Jorge Quien partagent un même questionnement sur la variété des supports et des moyens d’expression, allant de la fabrication d’objets-livres à l’installation, de la gravure à la performance.

FAMILIA 5 - copia web(C) Antonella Andreoletti, « Una familia posible ».

Leurs œuvres ont en commun de s’inspirer du monde de l’enfance, des souvenirs troubles, cachés entre les pages des albums de famille aux visages oubliés ou inconnus. Entre illustration et bande dessinée, les récits sous-jacents s’écrivent dans l’esprit du spectateur confronté à la sensualité des matières qui se superposent. Songe et mémoire s’entremêlent dans ce feuilleté de papiers et de textures. Les visages et les silhouettes à peine tracés, à demi-effacés, suggérés ou défigurés renvoient à la fantasmagorie de l’enfance et à ses rêveries cosmiques. L’étrangeté et la fragilité qui se dégagent de ces œuvres nous parlent aussi de l’inquiétude de cette jeune génération d’artistes en quête de racines et d’avenir.

22(C) Manuel Depetris, extrait de El mirador de Gálvez.

Ces auteurs font partie de différents collectifs artistiques et éditoriaux. Santiago Fredes et Pedro Mancini sont co-fondateurs, avec Darío Fantacci, du collectif Niños qui édite la revue Ultramundo, fédérant différents auteurs et plasticiens autour de leurs projets graphiques. Antonella Andreoletti est plasticienne et éditrice de la revue Pulsar. Manuel Depetris est co-fondateur de la maison d’éditions La Pinta qui édite ses œuvres ainsi que celles de Jorge Quien. 

Santiago Fredes - Niño en la pared- lápiz s papel - 0,12m . 0,20m 2007 web(C) Santiago Fredes, « Niño en la pared ».

À l’occasion de cette exposition, Jorge Quien interviendra directement sur les murs de la galerie et vous pourrez le rencontrer, ainsi que Martín M. Muntaner, éditeur et scénariste des éditions La Pinta. Tous deux seront présents pendant le festival Lyon BD, le week-end du 15 et 16 juin.

humanillo web(C) Jorge Quien, extrait de Humanillo.

Exposition du 13 juin au 13 juillet 2013

à la Fondation Bullukian,

26, place Bellecour – 69002 Lyon.

Vernissage le 12 juin à 18h30.

Entrée libre du mardi au samedi de 12h à 19h.

                                                                            logo                               logo-perpetuel-lbdf

Dossier de presse téléchargeable ici.